Article publié le 16 décembre 2025.
Notre demande d’expertise externe : après des mois de bataille, elle va être lancée
Les syndicats nationaux CGT, CFDT, CFE-CGC, SUD, FO aux agents Insee
Depuis le mois d’avril 2024, nous avons bataillé dans les instances de dialogue social sur la santé au travail, la « formation spécialisée » du CSA (comité social d’administration), pour que la direction de l’Insee remplisse ses obligations en matière de santé et de sécurité. Notre objectif était le lancement d’une expertise externe sur les conséquences du management au secrétariat général.
En effet, après une agression verbale publique de la secrétaire générale envers un agent, il n’était plus possible d’ignorer la souffrance au travail, très répandue dans cette sphère. La direction a longtemps refusé de répondre à nos revendications, tant sur la reconnaissance de l’agression verbale en accident de travail, qu’à notre demande d’expertise externe pourtant permise par les textes.
En utilisant les leviers de la « formation spécialisée » nous avons obtenu l’intervention de l’Inspection du travail, qui a rendu ses conclusions fin juin 2025.
L’Inspection du travail était chargée d’enquêter sur le "désaccord sérieux et persistant" entre l’administration et nous s’agissant de l’opportunité d’une telle expertise externe. Au vu notamment des remontées du DUERP (document unique d’évaluation des risques professionnels) et du rapport d’activité de la médecine de prévention, l’Inspection du travail a validé notre demande. Elle a en effet constaté l’existence d’une souffrance au travail existant au secrétariat général à la DG et a fait des préconisations reprenant une grande partie des demandes formulées par les représentantes et représentants du personnel de la « formation spécialisée ».
Malgré une volonté visible de la direction de tirer la procédure en longueur, notamment en répondant hors délais aux prescriptions de l’Inspection du travail et après plusieurs relances et échanges avec le nouveau directeur général, une expertise externe va enfin être lancée au premier trimestre 2026. Cela intervient près de 2 ans après les événements déclencheurs…
A notre demande, les entretiens pourront être élargis à des agents qui ont travaillé au SG de 2022 à 2025, et à des agents qui ne sont pas à la DG mais dépendent fonctionnellement du DRH.
Un appel d’offre va être réalisé. Le directeur général s’est engagé à prendre lui-même la décision finale du choix du cabinet (aidé du chef de l’inspection générale). Aussi l’administration en sera complètement décisionnaire, et les représentant·e·s du personnel de la « formation spécialisée » qui étaient à l’origine de la démarche sont écarté·e·s de toute discussion sur le choix du cabinet d’expertise.
Nous serons extrêmement vigilantes et vigilants quant à la mise en œuvre de l’opération, dans la mesure où le plan d’action qui en découlera devra être à la hauteur des constats établis. Même si nous sommes prudents, voire méfiants à l’égard d’une démarche entièrement à la main de l’administration, nous appelons néanmoins les agent·e·s, s’ils et elles sont concerné·e·s, à participer à cette enquête : nous avons particulièrement insisté pour que les conditions sur la préservation de l’anonymat soient strictement respectées.
A suivre !



