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Article publié le 5 mars 2026.

Expertise externe au secrétariat général : le directeur général ne respecte pas son engagement

Mardi 17 février l’intersyndicale au complet a quitté un GT de santé au travail sur le sujet de l’expertise demandée par l’inspection du travail en juin 2025, sur les conditions de travail et risques psycho-sociaux (RPS) au sein du Secrétariat Général.

Le directeur général s’était engagé à répondre positivement à la demande de l’Inspection du travail, et nous avons essayé, en tant qu’actrices et acteurs de prévention, de faire en sorte que cette expertise soit à la hauteur des enjeux et de la souffrance de nombreux collègues.

Une expertise aura lieu, mais la direction a réussi à la vider de la majeure partie de sa substance. Nous craignons qu’en l’état, ses résultats soient très amoindris.

Contrairement à nos demandes :

• le chef du DCVCT, pourtant partie prenante, a piloté la rédaction du cahier des charges, l’envoi, la réception des retours des entreprises, et a participé au choix de l’entreprise ;
• seuls 5 cabinets ont été contactés, et 3 ont réellement répondu. L’un d’entre eux a précisé qu’en l’état le projet le mettrait en "non-conformité au regard de nos règles internes de conduite des missions certifiées" ;
• le budget alloué par le projet se monte à moins de 40 000 euros (afin de ne pas passer par un appel d’offre). Pour comparaison, une expertise lancée à la DR à Toulouse en 2025 sur un problème similaire a été financé près de 100 000 € ;
• alors que l’inspection du travail préconisait : "l’instance représentative devra être associée" ....à "la réalisation d’une expertise par un cabinet certifié", la direction a procédé seule au lancement de la procédure, au dépouillement, et au choix de l’entreprise et au lancement de l’expertise. Ni les réponses des entreprises ni le processus à venir de l’entreprise n’ont été portés à la connaissance des représentant·e·s du personnel.
• un comité de pilotage de la direction a été décidé, comprenant notamment la hiérarchie (non présente au déclenchement du dossier) des agents potentiellement concernés par l’enquête.

Nos demandes répétées et notamment écrites n’ont donné lieu à aucune réponse du directeur général, ni pour celle du 17 février ni pour les précédentes, nous le regrettons.

En agissant ainsi, la direction ne respecte pas la recommandation de l’Inspection du travail, et malheureusement révèle un désintérêt pour un traitement rigoureux et professionnel de la santé au travail de ses agents.

Nous continuerons à intervenir auprès de la direction, auprès du ministère via nos fédérations, pour forcer la direction à changer certaines pratiques délétères !

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