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Article publié le 13 avril 2026.

Aux études on S’AIDE, mais quelques règles semblent nécessaire pour faire comprendre à la direction qu’elle ne peut surcharger les agents

Le mel CGT et CFDT Insee Ile-de-France

Deux heures mensuelles syndicales ont eu lieu, en janvier et en mars, auxquelles presque tous les agents du Sed ont pu participer. Les discussions ont permis des échanges entre agents de divisions qui ne connaissent pas forcément bien le travail de leurs collègues, et par conséquent leurs contraintes.

Les difficultés constatées ne sont pas propres à la DR, ni complètement propres à l’organisation actuelle, mais elles nécessitent de trouver des solutions car elles occasionnent du stress et du travail hors plages horaires... qui ne sont pas acceptables.

Un atelier (ou plusieurs ?) de travail va avoir lieu au sein du service. Il aura apparemment pour but de rationaliser les circuits d’écriture, de relecture et de publication des études.

Dans l’attente de règles qui pourraient être mises en place à la suite de cela, voici les analyses collectives issues des HMI, ainsi que des propositions de solutions...que nous demandons à la direction de s’approprier.

L’estimation de la charge de travail doit être réaliste

1 - Les orientations de l’Insee en matière de diffusion sont ambitieuses. Mais les nouveaux formats tels que infographies, réseaux sociaux, conférences de presse, relations à construire avec les journalistes, constitution de diaporamas...nécessitent aussi du temps de travail !
Et il doit être calibré : par exemple pour les diaporamas ils doivent donner lieu à un « story-board » et un nombre cible de diapos.

Les indicateurs de performance ne tiennent pas compte de cela : leur côté absurde (nombre de conférences de presse...à un moment où les journalistes ne viennent plus aux conférences depuis longtemps !) est augmenté par le sentiment de désintérêt des MOA nationales : une mission de l’IG est venue à la DR pour rencontrer la directrice et...même pas la cheffe de Sed. Alors rencontrer les agents, n’en parlons pas.

2 – Il faut donc réexaminer les processus d’écriture et de travaux de diffusion et en estimer la charge. Mais attention, ce travail ne doit pas simplement se rajouter au programme de travail actuel car...sinon cela rajoutera une charge de travail non prévue !

Les processus de travail doivent être connus de toutes et tous et ne doivent pas donner lieu à des changements de dernière minute

Le processus d’écriture des études est en train d’être réévalué par l’Uqis. Outre le fait que les « nouveaux » travaux doivent être pris en compte, des règles de base doivent permettre aux chargé·e·s d’étude et chef·fe·s de projet de savoir à quoi s’attendre en fonction des différents éléments de diffusion (Insee analyse, conjoncture etc.).

Voici quelques propositions de règles qui pourraient s’insérer dans un cadre de bonne conduite de la direction.
Bien évidemment la direction n’a pas donné son accord pour les respecter : aux agents, collectivement, d’essayer de faire respecter ces règles jugées nécessaires pendant nos HMI !

• Aucun travail supplémentaire de recalcul ou re-rédaction ne doit avoir lieu moins de 15 jours avant la publication. Si la direction l’impose malgré tout, cela doit donner lieu à un report de la date de publication ;
• une règle analogue doit exister pour les autres formats de diffusion ;
• les décisions du comité de rédaction doivent être validées par la direction puis être considérées comme décisionnelles et ne pas être remises en question ultérieurement, sauf avec octroi de délais supplémentaires ;
• les agents ne doivent pas être sollicités directement sans passer par leur hiérarchie et les écrits doivent être systématisés lors de demandes de travaux supplémentaires ;
• des "retours d"expérience" doivent être réalisés sur les études afin de montrer ce qui a marché mais aussi les difficultés rencontrées (disponibilité des données, modifications d’objectifs, délais Insee et/ou partenaires, etc.) pour ne pas les invisibiliser.

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