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Article publié le 1er octobre 2021.

Dirag - Pourquoi nous ne siégons pas au CTSD du 29 septembre

Déclaration liminaire de la CGT du CTSD du 29 septembre 2021

Depuis plus d’un an et demi, la situation des agents et de la Dirag s’est compliquée et est devenue très confuse.

La première complication est la crise sanitaire qui rythme la vie de la Dirag. Plus que d’autres établissements de l’institut, les services antillo-guyanais en subissent les effets néfastes entre couvre-feux et confinements à répétition. Ces effets délétères sont d’autant plus fortement ressentis que, si les arrêts sont gérés rapidement, les reprises d’activité normales sont beaucoup plus lentes que dans l’hexagone, pénalisant les agents de bureau, les enquêteurs et leur travail. Nouvel exemple en date avec la mise en place du passe sanitaire, sans lequel les agents ne peuvent pas participer aux formations à la DG, surtout que les possibilités de zoom ne sont que rarement envisagées.

Le télétravail permet la poursuite de l’activité à domicile, mais des agents peuvent se sentir isolés sur la durée. La question ergonomique se pose aussi lorsque l’on voit le matériel ergonomique resté dans les bureaux. Le Duerp-Pap présenté à ce CTSD ne répond pas à ces interrogations.

Il n’est déjà pas facile de travailler en étant sur 3 territoires différents. C’est encore pire lorsque se rajoute un décalage horaire de 5 ou 6 heures, notamment pour des prises de décisions hiérarchiques. Soucieuse du bien-être psychologique et physique des agents, la CGT comprend que l’éloignement familial soit pesant et que plusieurs agents aient besoin d’être proches de leur famille, cependant, cela ne doit pas être au détriment d’autres agents. Du point de vue de la CGT, cette difficulté est tellement importante et reconnue par la direction elle-même qu’elle a entraîné, à la surprise générale des organisations syndicales, la nomination d’un directeur adjoint, sans
aucune concertation ni annonce préalable aux représentants du personnel.

Depuis septembre 2020, deuxième complication pour les agents : l’arrivée de la Cheffe de SES pour laquelle de nombreux signalements ont été faits. Les suites médicales sont en suspens. Il a fallu de nombreux mois avant que la direction n’intervienne et que des décisions d’intérim soient prises. Mais là encore, l’éloignement pèse sur les décisions.
Cet été, avec la quatrième vague, plusieurs agents ou leur famille ont été atteints directement par la maladie. Cependant, pour préoccupante que soit la situation, il ne faut ni virer dans le catastrophisme ni utiliser cette situation pour rajouter de l’angoisse au niveau d’inquiétude existant.

La CGT estime que la direction entretient un niveau de stress supérieur à celui qu’il devrait être par un discours confus. Cela a été particulièrement le cas lors du dernier GT du 23 août.
A cette occasion, il a
en effet été mélangé :
- la crise sanitaire et l’angoisse qui étreindrait les agents ;
- le départ à la retraite d’agents en 2022 voire 2023 ;
- le départ programmé du chef de SAR ;
- l’absence de la Cheffe de SES ;
- l’ordre d’ouverture du poste du Dirag par la DG ;
- une 2ᵉ possible mission de l’IG ;
- le départ possible de tous les membres du CD suite à cette mission ;
- et principalement, une non moins hypothétique réorganisation de la Dirag, liée à cette même mission.

Tout le discours a porté sur une réorganisation malvenue de la Dirag, apparemment scellée par une deuxième mission de l’IG sur laquelle les informations des participants du GT divergeaient. Rien de plus angoissant qu’une mission dont on ne connaît ni la date, ni les objectifs ni le déroulement pratique. D’ailleurs, les organisations syndicales, locales et nationales n’ont toujours pas le compte-rendu de la 1ere mission, malgré les demandes réitérées.

Pour la CGT, il y a des difficultés à la Dirag. Le problème n’est pas forcément l’organisation de la Dirag dans son ensemble, dont on nous annonce une réorganisation imminente, mais la communication interne avec les différents niveaux hiérarchiques et externe avec les MOA. La confusion se retrouve dans le livret d’accueil qui est d’ailleurs repris en CSTD après sa diffusion.

Ce CTSD doit examiner le dernier Duerp-Pap. Là encore, règne une certaine confusion, vu sa réalisation. Les réunions, dans lesquelles les agents auraient dû s’exprimer librement n’ont pas été tenues et ont été remplacées par un questionnaire. Combien d’agents ont répondu ? Ce mode de recensement est-il adapté à un recueil des risques qui se veut exhaustif ? De plus, comment peut-on croire à l’implication réelle de la direction dans le processus HSCT lorsque l’on voit l’inertie suite aux signalements de harcèlements.

Devant toutes ces incertitudes, ces atermoiements, ces confusions, ces non-dits, la CGT reste vigilante pour que les agents des différents établissements de la Dirag puissent travailler dans des conditions sereines et sûres tant physiquement que psychologiquement.

Cependant, la CGT ne participera à la suite du CTSD puisque les conditions d’un dialogue sain et serein ne lui paraisse pas rempli.

La Dirag, le 28 septembre 2021

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