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Article publié le 16 février 2021.

CR du GT CTSD du 10 février - Crise sanitaire/Ses/mobilités B & C

Les élu·e·s CGT et Sud ont participé le mercredi 10 février au groupe de travail du CTSD consacré à la crise sanitaire, à la situation dans plusieurs services du SES et à la campagne de mobilité des B et C. Cette réunion a donné lieu à une intervention inadmissible du Directeur Régional.

A l’occasion de l’évocation des difficultés éprouvées par les enquêtrices et enquêteurs Prix, le Directeur Régional a pris nommément à partie une représentante du personnel, elle-même enquêtrice, pour lui reprocher de ne pas avoir répondu à un appel téléphonique, l’accusant implicitement de ne pas l’avoir mis au courant de situations difficiles. Coup de téléphone qui, dans cette situation, est intervenue très en aval du processus. Cette accusation publique n’est pas admissible ! Tout d’abord, les élu·e·s au CTSD sont les représentant·e·s de tous les agents, et ne parlent pas uniquement en fonction de leur catégorie ou service d’appartenance. Ensuite, il existe d’autres voies pour contacter les représentant·e·s du personnel, en particulier leurs messageries qu’elles soient personnelles ou fonctionnelles. Enfin, si les représentant·e·s du personnel peuvent faire des alertes, ils ne sont pas le seul moyen pour faire remonter les difficultés. Depuis de nombreuses réunions, nous mettons en avant la nécessité de mettre plus en avant la prévention, mais ce sujet n’est jamais vraiment pris au sérieux. Nous ne pouvons pas non plus servir de substitut quand les relais de communication au sein des équipes sont dysfonctionnels. Dans cette situation, l’agent en difficulté a en effet alerté à plusieurs reprises sa hiérarchie. Il n’est pas de notre responsabilité de remplacer les canaux de transmission bloqués, ce que nous pointons depuis plusieurs mois dans certaines équipes. La politique du « Pas de vague », qui a trop longtemps prévalu dans les organisations de travail, laisse encore des traces, et le Directeur ne semble pas prendre la mesure du travail à faire. Pire, il met en accusation celles et ceux avec qui il devrait avoir pour objectif de discuter de la mise en place d’une organisation du travail la moins pathogène possible. Ce comportement est inacceptable et n’est malheureusement pas une première. Nous attendons du Directeur Régional une autre attitude face aux représentant·e·s du personnel.

Crise sanitaire

Depuis le début de la crise sanitaire, les équipes du SAR font en sorte d’assurer une sécurité maximale pour les agents qui reviennent en bureau. Nous avons salué ce travail à plusieurs reprises en réunion avec la direction, car la situation permet de revenir au bureau et de respecter les gestes barrières. Concernant la nouvelle règle de retour sur site, nous avons demandé à ce que demandes de dérogation pour venir plus d’un jour par semaine soient examinées avec bienveillance. Nous avons également mentionné qu’il manquait parfois du matériel à certains endroits, notamment du papier essuie-main dans certaines toilettes.

La situation est différente pour les enquêtrices et enquêteurs. Pour les enquêtes ménages, le terrain se résume aux repérages, les enquêtes en face à face n’ont pas repris. Pour les Prix, les relevés se font sur le terrain depuis le 4 janvier, dans des conditions de travail difficiles. En effet, la prolongation de la fermeture des restaurants et des bars les contraint à manger dans leur voiture quand la tournée Prix dure la journée, et il est presque impossible d’aller aux toilettes. Ce qui aurait pu être tenable deux semaines ne l’est pas pendant une durée longue, dont la date de fin n’est pas encore connue. Face aux difficultés exprimées et aux interventions syndicales, la DSDS a décidé de procéder aux relevés terrain sur la base du volontariat, permettant ainsi de les remplacer par des relevés par téléphone ou Internet. Cette solution doit être appliquée avec une latitude maximale, afin de permettre à chacun d’organiser son travail comme il le souhaite dans cette période particulière.

Services du SES

Un point a été consacré à la situation au sein de la DEM et des Prix, notamment concernant la charge de travail prévisionnelle sur 2021 et les conséquences de la mobilité. Concernant les charges de travail, elles sont difficiles à calculer étant donné les incertitudes existant encore pour 2021. Le décalage de l’enquête Autonomie oblige notamment à revoir les prévisions. Nous sommes intervenus sur plusieurs sujets :
- veiller à ce que les enquêtrices et enquêteurs ne dépassent le seuil des 192h de travail par mois, comme cela s’était produit l’an dernier
- assurer à chacun une disponibilité suffisante pour suivre les formations nécessaires en fin d’année, en particulier concernant la bureautique
- faire un nouveau point sur les programmations lorsque le programme d’enquête sera stabilisé.

Concernant la campagne de mobilité, les affectations sont attendues pour le 18 février. Comme cela était malheureusement prévisible, plusieurs enquêtrices et enquêtrices en CCD court ne pourront pas obtenir de poste et verront leur contrat se terminer au 30 avril 2021. Les délais pour qu’ils puissent se retourner et trouver un autre emploi sont très courts, en raison du calendrier choisi la DSDS.

Au sein du RP, des missions nouvelles ont été attribuées dans les divisions d’Amiens et de Lille. Plusieurs missions sont à exercer dans d’autres divisions : ISQ pour Lille, DEM à Amiens. Nous avons demandé à ce que toutes les missions complémentaires, même de courte durée, soient recensées dans un document public.

Campagne de mobilité des B et C

La direction a présenté le calendrier de la prochaine campagne de mobilité. La charte de mobilités a également été revue, intégrant les éléments relevant des Lignes de gestion ministérielles, votées l’an dernier au niveau national. Ce nouveau texte empêche la tenue de réunions entre la direction et les représentant·e·s du personnel pour échanger sur les questions de mobilité. En cas de demande de soutien, les représentant·e·s du personnel restent toutefois présent·e·s pour vous accompagner au mieux. Au niveau local national comme local, les syndicats CGT et Sud sont intervenus à plusieurs reprises pour dénoncer ces nouvelles dispositions, qui retirent toute transparence aux dispositifs de mobilités, nationaux comme locaux.

Lille, le 12 février 2021

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