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Article publié le 2 juin 2023.

Comité social d’administration du 16 mai - Indemnité pour les enquêtrices : pour une répartition équitable !

Compte rendu CGT et SUD du CSAR du 16 mai 2023

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Comme les années précédentes, une enveloppe budgétaire exceptionnelle est attribuée aux enquêtrices de l’Insee. Elle atteint en 2023 le montant global de 400 000 euros, soit 300 000 euros et un rattrapage que nous avons obtenu de 100 000 euros qui n’avaient pas été dépensés l’an dernier. La direction a choisi d’affecter cette somme à l’indemnité de collecte.

Après plusieurs réunions avec les enquêtrices, des échanges avec la direction et les estimations des différents scénarii, il a été décidé, sur la demande des syndicats CGT, Sud et FO, que l’attribution de cette somme soit faite majoritairement au forfait. Chaque enquêtrice recevra donc, en 2023, et ce qu’elle que soit sa quotité de travail, un forfait qui passe de 150 à 480 euros brut [1]. La partie additionnelle de 1 euro par enquêtes réalisées en face-à-face est maintenue ; pour les tournées prix l’indemnité de collecte passe de 1 à 2 euros et les enquêtes de cartographie dans les DOM seront également concernées dorénavant par une indemnité de 2 euros.

Cette répartition est celle qui a été défendue par les représentants CGT, Sud et FO : elle permet notamment de ne pas réintroduire une part de rémunération à l’enquête, aussi appelé à la pige, contre laquelle nos organisations syndicales ont milité lors de la mise en place du NCEE.

Cette mesure est toutefois insuffisante pour faire face aux enjeux de salaires et de conditions de travail des enquêtrices. 50 euros brut par mois, c’est toujours bon à prendre, mais vu le taux d’inflation, ce n’est pas du luxe ! Nous demandons de véritables mesures pour les salaires, et pas uniquement pour les enquêtrices : les revalorisations de grille suite à l’augmentation du SMIC aboutissent, pour les enquêteurs et les agents C et B à un tassement des premiers échelons. Un avancement d’échelon n’implique donc plus de hausse de salaire ! Et la revalorisation du point d’indice est loin de couvrir l’effet de la hausse des prix. De même, les évolutions des conditions de travail des enquêtrices doivent donner lieu à une négociation plus longue et approfondie avec la direction. La modification de la teneur des enquêtes ou des modes de passation avec une part de plus en plus importante du téléphone entraînent de nouvelles manières d’exercer le métier d’enquêtrice. Tous ces sujets sont majeurs pour les conditions de travail, que ce soit en termes d’organisation ou de temps de travail.

Cette mesure salariale est donc nécessaire mais pas à la hauteur pour faire face aux enjeux qui sont aujourd’hui ceux qui touchent l’ensemble des collègues de l’Institut.

Dans la lignée du mouvement social, les syndicats CGT et Sud continuent à se mobiliser contre le projet de loi sur les retraites, et appellent tous les collègues à se mobiliser le 6 juin. Cette journée est également l’occasion de mettre en évidence les revendications portées auprès de la direction de l’Insee et du ministère, car outre le sujet des retraites, ceux des rémunérations, des effectifs et des missions doivent également être au cœur des prochaines négociations et discussions avec la direction.

Notes

[1Ce forfait est proratisé pour les enquêtrices qui n’ont pas travaillé les 12 mois de l’année

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